Auteur : Marianne Stern
Éditeur : Chat Noir
Nombre de pages : 376
Catégorie : Steampunk
Prix : 19,90€
Pourquoi ce livre ?
Pour terminer une trilogie.
Parce que j’avais bien aimé le deux premier tomes.
Pour changer un peu.
Automne 1917, Nord-Est de la France.
La Blitzkrieg du Kaiser a dévasté les environs, mais une petite communauté de malfrats règne désormais sur ce no man’s land.
À sa tête, Monsieur, chef auto-proclamé. Un personnage à la gueule cassée, lunatique et mystérieux. Comme on dit aux alentours, personne ne sait qui il est véritablement et d’ailleurs, tout le monde s’en fout, d’autant plus que l’ignorance est gage de survie.
Le Quenottier, armé de sa fidèle pelle, suit cette ligne de conduite sans dévier d’un pouce. Il a bien d’autres ennuis à gérer que les lubies de Monsieur. À commencer par cette mioche, débusquée dans les vestiges des tranchées, bien décidée à lui pourrir la vie…
Entre corbeau agaçant, Veuve acerbe et gamine insupportable, qui aura les nerfs du vieux Quenot’ ?
Bien que j’ai eu du mal à rentrer dans cette histoire très steampunk, j’ai fini par dévorer ce roman que j’ai beaucoup aimé !
L’histoire :
Celle d’une communauté de malfrats.
L’histoire d’un jeune Kaiser qui doit faire ses preuves.
Une histoire qui met en avant les Gueules Cassées.
Les personnages :
Le Quenottier était dentiste dans une autre vie. Puis il y a eu la guerre. Aujourd’hui, armé de sa pelle, il pille les épaves des zeppelins qui se crashent pour le compte de Monsieur. Il vit dans un camp au cœur des tranchées et n’hésite pas à prendre les décisions nécessaires pour la survie de tous.
Monsieur est un homme balafré de métal, mystérieux et lunatique. Ses humeurs changeantes sont d’autant plus dangereuses que Monsieur est un orfèvre de talent, capable d’insuffler la vie aux objets qu’il manipule.
Joachim a une vingtaine d’années et s’est retrouvé propulsé Kaiser de l’empire de Prusse à la mort de son père Wilhelm II. Lui aussi a des humeurs changeantes, souvent dues à sa consommation d’alcool. Il ploie sous le poids des responsabilités et souffre de ne pas pouvoir faire ses preuves comme il l’entend.
La plume de l’autrice :
Dans un récit au passé et à la troisième personne, Marianne Stern nous embarque pour une dernière fois dans ses Récits du Monde Mécanique. Du pur steampunk où les zeppelins sont dirigés par des hommes rafistolés au métal, où la terre boueuse est séparée du ciel par un smog constant et où chaque action, chaque parole, chaque sentiment peut avoir des conséquences dévastatrices.
Les personnages sont entiers et l’autrice nous les fait (re)découvrir en les suivant tous dans leurs péripéties. Chacun a sa façon de parler et d’agir et si, au début, tous les personnages semblent évoluer dans des lieux bien différents, l’intrigue permet un certain « rapprochement ».
Beaucoup d’action dans ce roman qui parle de guerre et rappelle bien sûr celle qui opposa la France à l’Allemagne, mais aussi un beau panel de sentiments : amour, famille, found family… haine.
Un roman steampunk qui revisite l’Histoire avec des personnages forts.
L’histoire : 4,5/5 Les personnages : 5/5 L’écriture : 4,5/5 Mon avis : 4/5
Total : 18/20
Mon avis sur le tome 1 : Smog of Germania
Mon avis sur le tome 2 : Scents of Orient