Villes perdues
Auteur : Anne Herzel
Éditeur : CROSSxCULT
Langue : Allemand
Nombre de pages : 346
Catégories : Fantastique & YA
Prix : 18€

Pourquoi ce livre ?
Parce qu’il est magnifique (belle couv’ + jaspage).
Pour lire un livre en VO allemande.
Pour le #witchiesreadathon.
Pour un challenge vidage de PAL.

Chroniques

Traduction :

Un voyage dans le monde souterrain !

Le gouffre infernal en dessous de Londres : un ensemble de cavernes découvert dans les années 90 au-delà du tunnel du métro, qui descend à plusieurs centaines de mètres de profondeur.

Maeve O’Sullivan voudrait devenir un « mudlark » : un explorateur des profondeurs qui cherche des trésors dans les cavités. Poussée par un pari, elle descend dans le tunnel… Mais elle se perd et dé toujours plus profondément dans un réseau de couloirs labyrinthique, peuplé de créatures grotesques. Le mystérieux Blaise la sauve de celui qu’on nomme le Gardien, une créature que même les Mudlarks craignent. Maeve est marquée par ce Gardien, ce qui la condamne à une vie dans les profondeurs – sans possibilité de quitter un jour les catacombes. Aux côtés de Blaise, elle commence alors un voyage vers les profondeurs, espérant trouver un remède à sa malédiction.

J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans cette histoire dont je ne comprenais pas bien où elle allait me mener… Mais après un tiers du roman, j’ai pleinement accroché et plutôt bien aimé ce voyage sous Londres.

L’histoire :
Celle d’un monde souterrain.
L’histoire d’une personne qui voulait le découvrir.
Une histoire de malédiction…

Les personnages :
Maeve O’Sullivan étudie les mondes souterrains à Dublin. Suite à un pari, elle décide de descendre dans le monde situé juste au dessous de la ville de Londres. Victime de harcèlement, Maeve ne se voit pas comme une femme, mais bien plus comme un être humain. Et si elle accepte le pronom « elle », il lui est beaucoup plus difficile de s’entendre appeler « madame » ou « jeune fille ». C’est quelqu’un de courageux, d’obstiné et de sensible.
Blaise est un jeune homme à peine plus âgée que Maeve (d’apparence), soit environ 25 ans. Il vit depuis longtemps dans les profondeurs de Londres, aux côtés des peuples souterrains. Malgré ses yeux d’une étrange couleur violette et sa capacité à parler la langue des souterrains, il semble être humain.
Selvice est une personne issue du monde souterrain. C’est d’ailleurs là qu’iel vit. En effet, comme toutes les personnes de son peuple, Selvice ne se perçoit ni comme un homme, ni comme une femme (bien que les humains qui la rencontrent ont tendance à la voir ainsi). Iel s’intéresse de très près aux meurs terrestre et est bibliothécaire.

La plume de l’autrice :
À travers un récit au passé et à la troisième personne, Anne Herzel nous invite à plonger sous la ville de Londres, dans un monde souterrain aussi fascinant que dangereux.
Dans ce roman, premier opus d’une saga nommée « Les lumière en dessous de Londres » (Lichter unter London en VO), on fait un véritable voyage, descendant toujours plus profondément. Et à chaque étage correspond une ville perdue, mais également de nombreux dangers. Ainsi, la lecture est entraînée par toujours plus d’action.
Ce roman profondément queer et inclusif met en avant ces personnes souvent maltraitées ou mal comprises dans une société normée.
Pour ce qui est du côté VO, ce n’est clairement pas un livre à mettre entre les mains d’apprenants trop fragiles… D’autant plus que l’autrice n’hésite pas à utiliser des néologisme germano-anglais, ce qui complique encore plus la lecture !

Un roman très intéressant pour son côté queer, comme pour l’univers qui y est développé.

L’histoire : 4/5     Les personnages : 4,5/5     L’écriture : 3,5/5     L’univers : 4/5

Total : 16/20

Je vous invite à lire