Auteur : Laure Enza
Éditeur : Auto-Édition
Nombre de pages : 264
Catégorie : feel-good
Prix Kindle : 2,99€
Pourquoi ce livre ?
Parce que j’aime la plume de l’autrice.
Pour le #summerbookchallenge
Parce que c’était un SP.

Été 2000.
Comme chaque année, Aline retrouve sa famille dans un camping de la Côte Bleue. Les vacances s’annoncent aussi joyeuses que d’habitude, entre les repas sous les pins, les parties de pétanque, les baignades, les cousins turbulents et les chamailleries affectueuses.
Mais lorsque son fils de sept ans montre des signes inquiétants, Aline sent qu’un grain de sable s’est glissé dans ce bonheur bien rodé. Face à une réalité qui lui échappe, elle devra trouver la force d’avancer malgré les doutes, les obstacles et l’incompréhension.
Tandis que son quotidien se transforme, quelques figures improbables vont s’immiscer dans son existence, ébranler bien des certitudes et l’amener à regarder au-delà de l’épreuve qu’elle traverse.

J’ai dévoré ce livre en quelques jours. Il m’a fait passer par une myriade d’émotions, m’a beaucoup amusée (et plu) par son côté « accent marseillais ». J’ai adoré !
L’histoire :
Celle d’une maladie qui s’insinue dans le quotidien.
L’histoire d’une mère et d’un fils qui y font face.
Une histoire de sudistes…
Les personnages :
Aline Giraud est assistante vétérinaire à Aubagne, où elle vit avec son fils, son compagnon et le fils de celui-ci. C’est une battante, une mère « courage » : protectrice, elle veut faire tout bien, même si c’est au dépend d’elle-même.
Louis, que beaucoup surnomment « P’tit Louis », a sept ans et est le fils d’Aline. À l’image de sa mère, c’est un garçon courageux et discipliné. Plutôt discret, il aime la gymnastique et est très doué dans ce qu’il fait.
Éric est le compagnon d’Aline et le beau-père de Louis. Contrairement à sa compagne, il n’est pas du tout stricte concernant l’éducation de son enfant, plutôt du genre à céder et partisan du « c’est un enfant, il faut qu’il s’amuse / s’exprime… »
Kévin, le fils d’Éric est un enfant quelque peu turbulent, habitué à avoir tout ce qu’il veut. Il vit en garde alternée et ne voit donc son père, Aline et Louis qu’une semaine sur deux. Pour autant, il parle parfois de ce dernier comme de son frère.
Lucien Bernardini est un vieux marin à la retraite. Il vit aux abords d’un camping et passe son temps à râler : après les touristes, après les enfants, après son petit-fils, après sa « Rosalie »…
La plume de l’autrice :
Dans un récit au présent et principalement à la première personne, Laure Enza nous plonge dans le quotidien d’une famille recomposée qui compose avec un nouveau quotidien. En effet, la maladie vient frapper à leur porte et chacun l’accueille comme il peut. Entre ceux qui en font trop, ceux qui minimisent, ceux qui ne comprennent pas, et ceux qui voient la normalité au-delà de la maladie, c’est tout le panel des possible que nous offre cette histoire.
La maladie ne constitue cependant que le point de départ de ce roman aux couleurs du sud. On y trouve également les relations familiales, amicales et amoureuses, permettant de vivre pleinement le quotidien d’Aline, l’héroïne, mais aussi de Lucien à travers des chapitres qui lui sont dédiés.
Outre les relations, l’humour et l’ancrage dans la Provence des années 2000 constitue également un fil rouge. Perroquet qui récite La Femme du Boulanger, vocabulaire marseillais (voire sudiste / provençal), situations cocasses… Autant de points qui allègent le poids lourd de la maladie et font de cette histoire un roman feel-good malgré sa thématique de départ.

Un roman drôle, touchant et émouvant que j’ai lu « avé l’accent »!

L’histoire : 5/5 Les personnages : 5/5 L’univers : 5/5 L’écriture : 5/5
